Souvent méconnus, les métiers de la capitainerie prennent aujourd’hui un nouveau souffle. Ces professions, au cœur des infrastructures portuaires, attirent désormais un public varié, notamment des professionnels en quête de reconversion dans l’univers maritime. Grâce à une réforme des concours en 2025, les fonctions d’officier de port (OP) et d’officier de port adjoint (OPa) sont devenues plus accessibles, ouvrant la voie à de nombreuses vocations.
Les officiers de port assurent quotidiennement la sécurité du plan d’eau, la circulation des navires et le bon fonctionnement des ports. Ils remplissent également un rôle de police portuaire, de protection de l’environnement et de régulation du trafic. Ce sont des métiers de terrain, mais aussi de décision, en lien étroit avec les autorités locales et les acteurs économiques du port.
À l’instar de Mathieu Barranger, ancien marin de la Marine nationale devenu commandant du port des Sables-d’Olonne, nombreux sont ceux qui choisissent ces postes après une carrière en mer. Ces métiers représentent une suite logique pour ceux qui souhaitent poser leurs valises à terre tout en restant dans un environnement maritime stimulant.
Le parcours de Virginie Bouqueau, reconvertie dans la capitainerie après une carrière dans le privé, illustre bien cette dynamique. Après ses débuts à Sète, elle évolue jusqu’à devenir cheffe de service au port de Marseille. Guillaume Lepine, quant à lui, a su adapter sa vie familiale en rejoignant la capitainerie de Calais après une expérience en Guyane. Ces exemples montrent la richesse des profils et la diversité des itinéraires professionnels possibles.
Depuis 2025, les conditions d’accès ont été assouplies. Le concours interne d’OPa est ouvert à toute personne ayant cinq ans d’expérience dans le secteur public maritime ou portuaire. Ainsi, les surveillants de port, les agents de pont ou encore les mécaniciens peuvent prétendre à ces postes, bénéficiant d’une stabilité professionnelle et d’une formation valorisante.
La France compte 28 ports de commerce décentralisés et 10 grands ports maritimes, soit autant de lieux d’affectation possibles pour un officier de port. Cette diversité géographique offre une grande flexibilité pour concilier vie personnelle et carrière professionnelle.
En conclusion, les métiers de la capitainerie s’imposent aujourd’hui comme une voie de reconversion professionnelle attractive, porteuse de sens, et résolument tournée vers l’avenir. Pour les jeunes en recherche d’orientation ou les professionnels en quête de renouveau, c’est une piste à explorer sans hésiter.